#6 L’Appli du lundi : iSéries

Si comme moi, vous perdez du temps à lancer des épisodes de séries que vous avez finalement déjà vus, voici l’antidote à vos maux : iSéries

Deux fonctionnalités majeures :

- prévenir de la date de diffusion des prochains épisodes de vos séries

- délivrer un mémo des épisodes que vous avez déjà vus, et de ceux qu’il vous restent à voir

Bon, j’admets. Cela ne résout en rien la chute de Megaupload… mais une fois que vous aurez trouvé où regarder vos séries, cette application vous changera la vie !

ps : attention, on me dit  dans l’oreillette que TV Show Time serait encore mieux ; à vous de tester!

Merci à Cyrielle et Adrien pour ces découvertes !

FROM PARIS – SESSION GRAPHIQUE LIVE

 

Quoi de mieux pour réveiller Geekisnotfreak que de vous présenter la « Session Graphique » Live 2,  l’event de ce soir organisé  par From Paris à l’Apple  Store Opéra ? On est d’accord. Rien.

Le concept ? Une performance en live des graphistes du collectif, sublimée par un dj set qui, à mon avis, va envoyer du lourd.

Pour vous donner envie, regardez plutôt la session passée :

Je n’en dis pas plus..et vous dis à ce soir 19h.

Instagr.am, le monde & les marques

Pour les non initiés, la première partie du billet présentera de manière factuelle l’appli qui compte 4 employés pour 5 millions d’utilisateurs dans le monde

Pour les autres, passez les premières lignes ;)

Instagr.am c’est quoi ? Un réseau social sur mobile qui vous permet de partager des instants de vie avec vos amis. Un mix entre Flickr et Path en quelque sorte… Avec en plus la possibilité d’ajouter de nombreux filtres sur vos photos et de les géolocaliser. En somme, même le plus néophyte des photographes peut, grâce à instagr.am, faire illusion.

Mais instagr.am, c’est  aussi une occasion supplémentaire de faire du consommateur un évangélisateur. Des photos « émotionnelles » d’un événement, un partage d’une vraie expérience de marque,  avec une instantanéité sans pareil.

Ainsi, des associations ou salles d’expo-concert ont déjà profité de cette tendance pour développer leur visibilité. On pensera notamment à la Gaîté Lyrique, qui incite ses visiteurs à répertorier leurs photos sous des hastags (#) spécifiques.

Avec Topshop, la campagne de marque à même supplanté le simple relais événementiel.

Le dispositif ? Un couplage d’instagr.am avec Facebook pour un concours photos permettant de gagner… jusqu’à 1000 dollars, et des relais print..

Alors préparez vous…la petite bombe  qui va une fois de plus bouleverser les usages débarque pour de bon !

 

L’appli Iphone « The Situationist » : pour pimenter son quotidien

Le quotidien et son emprise. Un mal sociétal que chacun tente de rompre…

Pour y répondre, « The situationist » : une appli démentielle, permettant de provoquer des « accidents », chaque jour, pour défier la routine.



A l’origine, cette appli est un dérivé des célèbres agendas transgressifs  « This diary will change your life », créés par deux publicitaires qui proposaient dans ledit éphéméride de petits défis tel : « Aujourd’hui, ajoutez la particule « De » à votre nom pour voir si les gens vous traitent différemment »

Un principe simple : on s’ inscrit. On upload sa photo. On accepte d’activer les données

de géolocalisation. C’est parti.

Dès que l’on se situe à moins de cinq minutes à pied d’une personne ayant elle même l’appli, un défi de son choix nous est lancé : « donnez-lui vote vision de la guerre, dîtes lui qu’il est beau, demandez-lui un autographe ..etc. »

En pratique, ça donne ça.
12h30. A l’agence. Mon téléphone vibre. Je regarde. « The situationist » me lance un défi et…Oh surprise..Il s’agit DU BEAU GOSSE de l’agence d’à côté, soigneusement repéré depuis plus d’un an.

Me voilà partie en flèche, mon Moleskine à la main, courir dans la rue  pour lui       « demander un autographe » (petit rappel de l’heure, midi trente soit l’heure de la pause déjeuner).  Manque de chance..nous travaillons tellement près, qu’en réalité il n’était pas devant en train de fumer sa cigarette mais à l’intérieur… Non je ne vais quand même pas rentrer..faut pas pousser. Ca sera pour une autre fois, au moins il sait qui je suis maintenant. (pour info, il ne m’intéresse pas en fait.)

Deuxième essai.
Le soir, à l’aperitweet. Ca vibre. « Hug me or five seconds ». Je regarde la photo, retrouve la personne…réalise mon défi..oui. Sauf qu’il n’avait pas vu que son appli s’était mise en route. Je suis un peu passée pour une folle mais après quelques instants, il a tilté et nous avons bien ri.

Deux mises en situations, deux tentatives un peu ratées. Mais je persévère : cette appli est vraiment vraiment cool (je regrette juste ne pas avoir pu envoyer un petit message privé au BG d’à côté lorsque, saoulée par le troisième  défi lancé en moins d’une heure, j’ai écrit « done » sans même me déplacer : il faudrait rajouter cette fonctionnalité)

Pour la télécharger : c’est ici

2#L’appli (utile) du lundi : « Stop Pervenche »

Voici une application Iphone qui attristerait Danièle Evenou, notre « Marie Pervenche » nationale : Stop Pervenche

En garant votre véhicule, indiquez simplement sa position via la géolocalisation.      Ca y ‘est, votre voiture est sous surveillance. Dès qu’une contractuelle s’approchera, vous recevrez une alerte push !

Une application qui sera d’autant plus fiable qu’elle sera utilisée : en effet, comme coyote, elle fonctionne sur un principe de solidarité : lorsqu’à votre tour vous apercevez au loin une pervenche… laissez vos indications sur sa position afin d’ aider les membres de ce réseau communautaire à éviter les contraventions …

 

Une soirée Ed Banger… électrique

Ed Banger ? Tu les as vu aux Eurockéennes non ? ..Oui… même ma mère est capable d’identifier ce label. Et pour cause. Ce label électro, apparu en 2002 est LE label français qui s’exporte le mieux au monde.  Un label fort qui a tout d’une marque : logo, communauté, page fans, partenariats, produits dérivés….et surtout, une signature artistique marquée pour ce label fermé : une douzaine d’artistes, sélectionnés dans les « Soirées Raclettes » de Pedro (terminologie made in Dj Mehdi, qui ne  développera pas plus le concept ^^ )

Qui pourrait croire qu’à sa tête, sous sa casquette, se tient Pedro Winter alias Busy P ? Je ne vous en épargnerai le portrait,  en vous renvoyant page 74 du Point de cette semaine ;)  Portrait simplement complet, qui fait le tour de la question et répondra à nombre de vos interrogations (dont bcp de réponses aux questions que je souhaitais poser à Pedro)

Après de nombreux jours d’attente simplement  intenable, c’est donc avec les yeux pétillants d’une enfant que j’ai eu la chance  assister à la soirée Ed Banger dans les studios Nova

Une soirée « Comme à la maison »  où les  artistes, lorsqu’ils ne jouaient pas au ping-pong ni n’échangeaient avec les convives,  balançaient du son très très lourd …

Une fois de plus parmi eux, Dj Mehdi, dj sexy aux gestes précis,  nous aura étonné par son éclectisme et ses variations, passant de bits hip hop à un set  à la limite du minimalisme

Tiens..des basses plus saturées..Serait-ce la Sebastian ? Non, c’est Feadz, ancien partenaire de choc  d’Ellen Allien, puis d’Uffie, et pourtant souvent effacé, qui nous démontra  combien sa place au sein du label est justifiée.. Puis place au maître, l’homme qui transforme tout en or et à l’actualité bien chargée, Pedro Winter en personne.

Il se fait tard…je me raisonne… je reste encore un peu..puis avec regrets, je pars. (et oui parfois il faut aussi penser aux lendemains et au travail…)

Mais pourquoi cette soirée ? Oui, le crew, comme les 6 autres labels invités dans le locaux de Nova tout le reste de la semaine,  s’est déplacé à l’occasion de la campagne Origami Orange, qui s’inscrit dans une volonté de fidélisation de la cible jeune urbaine.

Une technique de retransmission live de set qui n’a plus à faire ses preuves ; en témoignent les diverses opérations organisées par Spotify & les concerts du SFR lab.. et pour cause : la musique est l’un voire LE territoire préempté par la jeunesse ; marque identitaire de l’individu, fédère et organise les communautés. Un insight fort qui incite les marques de téléphonies à s’insérer sur ce créneau, tant dans les forfaits proposés que dans la communication

Après ses évènement Rockcorps, Orange s’investit donc peu à peu dans la musique avec ce dj set relayé sur les réseaux sociaux donc , en partenariat avec le label aux 147 000 fans FB sur une page non animée…mais pas seulement, car cette opé Origami n’en est  pas restée là

Sur le mini site dédié,Cassius propose en effet un jeu concours sous forme de  blind test faisant utiliser le téléphone…Une interaction avec la star qui pose cinq questions, quatre propositions.. puis un tirage au sort…

Un bon moyen donc de générer de adresse opt’in, de se déployer sur tous les points de contacts de la cible  sans perdre de vue la valorisation des activités d’Orange : la téléphonie. le MOBILE ..l’Internet…. tout en restant « Open » aux sons électriques de la ville…

Ps : merci @AnotherBiBuzz, alias Mister viral pour l’invit ;)

« Re » ps : malgré l’absence de Sebastian (vous l’aurez compris ce fut MA déception de la soirée), j’ai récolté une info importante : prochain album dans 2 petits mois.. un album promis à l’étonnement, avec un rythme plus lent..mais OUF, toujours autant de sons tiraillés et de basses saturées ;)

 

#1 L’appli Iphone du lundi : Pudding caméra

La semaine dernière, mes collègues m’ont fait découvrir une appli coréenne encore gratuite (sans doute plus pour longtemps)

Son rôle ? Magnifier les photos prises par votre Iphone

Comment ? En proposant divers effets, réglables en manuel

Ainsi, exposition et ouverture de l’objectif seront désormais de votre ressort

Les Plus ? vous faire économiser de l’argent ; plus besoin d’ajouter un composant additionnel : Fish eye, motionx4, Panorama..tout ou presque est désormais rendu possible ! Et pas besoin de parler coréen, tout est intuitif.

Une société pixellisée…

Le pixel est à l’image ce que l’atome est au corps : unité constitutive d’un tout, le pixel est fait pour vivre en groupe : l’image.

En creux, notre langage place une forme de vie dans le pixel :  si un unique pixel apparaît telle une tache sur notre écran, ne parle-ton pas en effet d’un pixel « mort » ?

D’un point de vue technologique, son encéphalogramme est déjà quasiment plat : plus la résolution de nos écrans augmente, plus le pixel se dissimule.

Mais sa voie d’extinction se limite à notre déficience visuelle : car si la technologie tend à le cacher, la société l’a adopté. Clips, pubs, noms de bar (qui réalise de très bon mojitos du reste) T-shirt, logos, rue, bijoux …le pixel est partout

C’est que le pixel fait écho à la société actuelle et à quelques unes de ses problématiques récurrentes

Le pixel est une forme basique, simple : cela tombe bien, la simplicité obtient toujours notre préférence : des systèmes intuitifs comme Apple, des objets qui nous obéissent au doigt et à l’œil (surtout au doigt) avec la domotique ou encore les tablettes tactiles

Le pixel à aussi un fort pouvoir émotionnel : par son apparente voie d’extinction, il nous ramène à l’époque de notre Apple Two (je vous assure j’ai connu), Attari, Nintendo et j’en passe. Or, pris dans la tornade de l’instantanéité, de l’insécurité, nous cherchons la rassurance dans les symboles de notre insouciance, régression, retour vers l’enfance. Oui, le pixel est sympathique et son apparition nous procure (du moins à nous les geek) un certain émerveillement

Si le jeu du pixel caché ou les Space Invaders nous amusent également , un des chefs de file du Pixel Art, Röhrer, met en lumière l’analogie suivante , très cohérente : photographie d’une époque, le Pixel Art pourrait bien être l’impressionnisme ou le pointillisme du XXI ème siècle

Enfin, comme l’être humain, le pixel peut également perturber l’écran et se révéler antinomique : il prend alors des airs de bug

Mystérieux, lunatique, se déplaçant seul ou en tribus, projeté dans l‘avenir mais plus à l’aise dans le passé, le pixel ne serait-il pas le parfait miroir de notre société ?

Quand les marques « technos » misent sur la symbolique du papier …

A l’heure du tout digital et du désamour du lectorat pour la presse traditionnelle, d’aucuns prononcent dors et déjà la mort  cérébrale du papier.

Presque classé parmi les espèces en voie de disparition, quelques marques, en France comme à l’étranger, tentent sa réintroduction dans un milieu pas naturel du tout : la technologie. Au premier rang, les marques de téléphonie et de l’automobile.

En utilisant la symbolique du papier, ces annonceurs RASSURENT sur la technologie. Ils amènent du CONCRET à leurs projets, développent LA PROXIMITE avec les marques et la composante AFFECTIVE avec ces dernières.

Audi exploite parfaitement cette richesse de la symbolique du papier :

Audi A7 -UK- « It’a real chance to create something original ». Telle est la signature d’Audi, fin octobre 2010. Une nouvelle Audi présentée comme un bijou de créativité, via une métaphore filée sur le potentiel de la feuille blanche : une liberté indéniable -

« Coucher ses pensées sur le papier ». Cette expression consacrée traduit la faculté du matériau à concrétiser la pensée. Cette communication appuie donc aussi la recherche et le travail fournis par les ingénieurs.  Un joli saut créatif pour parler technologie par cette  mise en abîme

De son côté, Orange exploite le caractère modulaire du papier, via ses offres Origami.  Sa dernière campagne, PaperQuest, intégre un dispositif physique qui incite les joueurs à chercher les Paper Toys dan la rue. Ces derniers concrétisent ainsi le dispositif & permettent le passage de la théorie à la pratique, créant le lien entre l’univers digital et le monde réel.

Nissan transforme son Murano en avion en papier, pour exprimer la maniabilité et  la liberté dans un univers enfantin (TBWA/CHIAT DAY, 2008, à voir ici).

J’éviterai d’évoquer l’annonceur « onmoney.com » qui joue sur la corde sensible du papier, la complexité de la paperasse ,pour vendre la simplicité de la digitalisation de la comptabilité (DDB Needham, 2000, ici)…

Rapport à l’enfance, passage à l’acte, métaphore de l’art, de la réflexion, de la liberté ou de la modularité…Le papier est mort ? Vive le papier.

Une approche transgénérationnelle des « digital natives »

Dans la vidéo « We all want to be young », Box1824, cabinet de conseil & tendances consos délivre un message clé : la nécessité pour les annonceurs d’être en phase avec « la jeunesse »

Oui mais : communiquer avec les jeunes d’aujourd’hui ne revient pas à parler aux ados d’hier. Conquérir le coeur des nouveaux trendsetters se révèle donc être un exercice de plus en plus complexe.

La force de ce contenu réside dans l’approche didactique du cabinet, qui, pour expliquer sa vision  et le comportement des « digital natives », dresse le portrait de ces anciens jeunes que sont les « baby-boomers  »  et la « génération X ».

En s’appuyant sur l’histoire, les évolutions technologiques, sociales et les grandes influences de ces époques, Box 1824  explique les ruptures générationnelles qui ont profondément modifié les individus.

… Je n’en dis pas plus, regardez plutôt :