#6 L’Appli du lundi : iSéries

Si comme moi, vous perdez du temps à lancer des épisodes de séries que vous avez finalement déjà vus, voici l’antidote à vos maux : iSéries

Deux fonctionnalités majeures :

- prévenir de la date de diffusion des prochains épisodes de vos séries

- délivrer un mémo des épisodes que vous avez déjà vus, et de ceux qu’il vous restent à voir

Bon, j’admets. Cela ne résout en rien la chute de Megaupload… mais une fois que vous aurez trouvé où regarder vos séries, cette application vous changera la vie !

ps : attention, on me dit  dans l’oreillette que TV Show Time serait encore mieux ; à vous de tester!

Merci à Cyrielle et Adrien pour ces découvertes !

Metronomy à Amsterdam pour Denim&Supply-Report

Tout d’abord, un grand merci à tous ceux qui sont passés par  GeekIsNotFreak pour liker la page Ralph Lauren Denim&Supply.

C’est donc grâce à vous que j’ai pu assister à la soirée de lancement de la collection Denim & Supply à Amsterdam. Un événement qui a rassemblé les fans de la marque, de France, d’Angleterre et de Navarre, ainsi que ses égéries.

Que dire à part : Amazing ?!

© Metronomy/Ralph Lauren

Metronomy, d’après mon expérience du groupe, se sent plus à l’aise dans les petites salles que dans les grands festivals. Et cela tombe bien. Car c’est dans une ambiance intimiste qu’ils ont chanté pour l’avènement du nouveau magasin au coeur de la ville.

Un groupe qui a vu sa formation doubler depuis 2009, passant de deux à quatre. Et quand on voit l’énergie et le plaisir  que Gbenga Adelekan, le bassiste, prend à jouer, l’on comprend qu’il a vraiment une grande place dans le groupe.

© Metronomy/Ralph Lauren

Une heure de concert, trop courte. Note, la reprise de She wants, qui, quelque peu accélérée, valait vraiment le détour.

© Metronomy/Ralph Lauren

Cette soirée fut aussi l’occasion de voir et de porter pour la première fois les produits Denim&Supply, qui se révèlent être d’un très bon rapport qualité-prix. Je ne suis toujours pas bloggeuse mode, aussi, je vous laisserai en juger par vous-même ici.

SebastiAn : Plus qu’un live. Un acte politique.

 

Certains artistes utilisent leur médiatisation pour soutenir le candidat politique de leur choix en période électorale. Hier, SebastiAn, dj membre du Ed Banger, est allé plus loin.

Résumer en une phrase la prestation de SebastiAn ? Un film en trois actes : l’élection, le mandat …et la chute, que je ne vous révèlerai point.

Un drapeau. Un pupitre. SebastiAn ouvre le bal par une reprise de la Marseillaise. De chaque coté de la scène, des affiches arborant un logo à multiples interprétations :

 

Ce « s » dans la  carte de France peut être perçu comme une simple mise en valeur de son initiale, venant soutenir le slogan « SebastiAn Président ». Mais cette lettre peut également illustrer, comme un sceau apposé sur le pays, le « règne » sarkozyste. Ainsi, l’affiche prend une toute autre signification si l’on prend en compte le « v » qui donne une dynamique vers la signature « SebastiAn » : ce dernier se poserait donc en opposant au pouvoir en place. Une interprétation plausible, notamment si l’ on couple ce logo avec les quelques images de notre président incrustées dans la vidéo qui défile (dont la fameuse poignée de main entre lui et George W. Bush.)

Un show dérangeant par sa force politique. Pour ma part, je l’ai perçu comme une révolte anti-capitaliste et comme une démonstration par l’exemple de la dangerosité de la montée des extrêmes, par la reprise des symboles du nazisme.

Car pris dans ses mélodies saturées qui participent à sa signature artistique, dans ses contre –temps qui nous tiennent en haleine ou encore son Dolami surprenant par sa très subtile inspiration 8 bits..oui, l’on se surprend effectivement à lever le poing lorsque le Président SebastiAn nous le demande.


Et pour appuyer son discours, SebastiAn délivre des slogans de propagande durant la première partie (dont un aussi cohérent que résonnant :  » pour bouger la France, votez SebastiAn »)  ainsi que des scènes de révoltes, à la limite de l’incitation à la violence. Perturbant. Vraiment.

Mais ceci n’est qu’une interprétation de sa prestation. Car le son est tellement bon et les références tellement nombreuses que même en faisant de son mieux, il est difficile de se concentrer sur la grille de lecture à apposer sur l’acte « sebastianesque »

Un artiste qui aura également dédié la soirée à  Dj Medhi, et rendu un hommage indirect à Gainsbourg, par sa manière d’être, sa provocation, et par le nombre de cigarettes grillées durant son live…

On lui reprochera sans doute d’avoir trop préparé certains titres, durant lesquels il ne mixera que peu..mais à sa décharge, pourquoi remixer encore et encore des morceaux complètement aboutis ?

ps : Merci encore @AudeFromParis pour l’invitation au festival Inrocks BlackXS

Denim & Supply la nouvelle collection de Ralph Lauren

 

Quand j’étais ado, je suis tombée raide dingue du pull Ralph Lauren qui arborait le drapeau américain… Maintenant je suis (un peu) plus grande, et continue de suivre la marque, qui, cette semaine nous présente sa nouvelle collection Denim & Supply. Une collection qui respire cette fois l’éclectisme et la créativité New Yorkaise.

En effet, ce sont des peintres, des poètes, des musiciens et des visionnaires new-yorkais qui ont inspiré Ralph Lauren. Des artistes. Des gens ultra-sensibles, avec le souci du détail, une certaine marginalité, une face mystérieuse et cachée, doublée d’une démarcation de la société, volontaire ou non.

Une collection qui transcrit donc l’état d’esprit et la manière d’être de l’artiste et de sa dualité.  Un brut travaillé, un habillé-décontracté, de l’esthétique-pratique … une « dissonante harmonie » aussi, qui explique sans doute en partie pourquoi Metronomy a été choisi pour représenter la marque.

Pardon ? « QUI est Metronomy ? » Vous plaisantez. A l’époque de la sortie de leur dernier album, j’avais écrit « Metronomy ou l’art des harmonies dissonantes » (article complet ici).

Depuis, le groupe a grandi. Je les ai revu tout d’abord aux Eurockéennes, sur la plage, devant non plus 200 mais 10 000 personnes. Le 15 Novembre, Metronomy quittera l‘hexagone pour un concert unique à Amsterdam : EN LIKANT page Facebook Denim & Supply, vous pouvez gagner 2 places pour le concert. Vous ne risquez rien, sauf de gagner, ALORS LIKEZ !!

 

FROM PARIS – SESSION GRAPHIQUE LIVE

 

Quoi de mieux pour réveiller Geekisnotfreak que de vous présenter la « Session Graphique » Live 2,  l’event de ce soir organisé  par From Paris à l’Apple  Store Opéra ? On est d’accord. Rien.

Le concept ? Une performance en live des graphistes du collectif, sublimée par un dj set qui, à mon avis, va envoyer du lourd.

Pour vous donner envie, regardez plutôt la session passée :

Je n’en dis pas plus..et vous dis à ce soir 19h.

Birdy Nam Nam dévoile son album « Defiant Order » aux Eurockéennes 2011

 


Quelques heures avant le concert, Thomas Parent, alias DJ Pone, me confie que « oui, malgré l’expérience, le trac reste intact »…d’autant que les Eurocks sont le « crash test » de Defiant Order, jusqu’alors jamais dévoilé au public.

Avec 15 minutes d’avance, mais une grande scène des Eurockéennes déjà saturée, les Birdy Nam Nam démarrent sur leur nouveau titre phare.
Petite digression pour ceux qui considèrent que les Birdy sont des dj’s « parmi tant d’autres » : outre leur expérience (ils ont gagné des DMC, concours de dj’s,  en individuels),  les Birdy Nam Nam ont une conception singulière de la musique électronique. De leurs vinyles et de leur platine, les Birdy jouent en effet comme d’instruments traditionnels. A ce titre, Birdy Nam Nam ne se compare pas à un « rassemblement » de dj’s autour de quatre platines. Il s’agit d’un groupe. D’un vrai groupe. Et si l’ordinateur est venu perturber les sonorités, ils continuent à prospecter, passant des heures à produire cliquetis et grésillements qui, une fois enregistrés, rentrent dans nos têtes pour ne plus jamais en sortir.

Retour sur la grande scène. Les Birdy Nam Nam sont là, devant un décor quelque peu mystérieux, comme crypté. Ces symboles, pour la plupart égyptiens, mettent sans soute en abîme les inspirations de l’album : à l’instar de ce peuple antique mais qui a toujours cherché à se dépasser, les Birdy Nam Nam font partie des « fondamentaux » de la scène électro. Comme eux, ils ne stagnent pas, mais découvrent des terrains inexplorés, pour nous livrer des produits finis longuement étudiés, carrés, et d’une beauté telle qu’on en oublie tout le travail  fourni en amont.


Oui, Defiant Order va vous surprendre : après un dernier album dancefloor produit par Yuksek, ces explorateurs de l’électro nous livrent ainsi un opus cette fois produit par Para One. Un album plus mûr, plus fouillé qui donnerait presque un coup de vieux à notre vénéré morceau « Abbesses », titre qui les a révélés au grand public en 2003 ( et remixé sur scène)

Mais surtout, il changent d’univers… pour délivrer des sonorités minimales. Si l’album ne propose pas uniquement ces sons épurés, qui nous plongent dans la frustration tant on attend qu’ils fassent exploser le son (qu’ils peuvent du reste en un instant faire virer en électroclash ) ils en demeurent la composante clé.

Difficile à croire ? Et pourtant… jugez par vous-mêmes :

Aussi, il ne faut le nier, d’aucuns, nostalgiques des violons (qui pourtant restent parfois en toile de fond) sortiront déçus de ce concert, ayant trouvé le style « dénaturé ». Une partie du public témoigne donc vraisemblablement d’une certaine incompréhension face à cet album moins accessible, mais  plus riche, mieux dosé et  encore plus fin.

Pour ma part, j’ai fini au cinquième rang enchantée par la prestation. (jouant au passage des coudes pour retrouver quelqu’un au milieu des 30 000 personnes puis hurlant sur un pote de collège tombé sur ma tête en ratant son slam… avis à ceux qui se reconnaîtront.)
Contrairement aux critiques entendues, je demeure persuadée que cet album marque le retour aux fondamentaux des Birdy Nam Nam.

Defiant Order s’inscrit dans la continuité de l’ADN du groupe et porte l’identité de ces musiciens aux valeurs fortes : innovation, savoir-faire, partage, passion, éclectisme.. et émotions.

Inutile de préciser qu’à 5h du matin, mon premier réflexe a été… d’acheter des billets pour le Zénith parisien du 19 novembre (ici)

Et pour finir…l’instant groupie :

Instagr.am, le monde & les marques

Pour les non initiés, la première partie du billet présentera de manière factuelle l’appli qui compte 4 employés pour 5 millions d’utilisateurs dans le monde

Pour les autres, passez les premières lignes ;)

Instagr.am c’est quoi ? Un réseau social sur mobile qui vous permet de partager des instants de vie avec vos amis. Un mix entre Flickr et Path en quelque sorte… Avec en plus la possibilité d’ajouter de nombreux filtres sur vos photos et de les géolocaliser. En somme, même le plus néophyte des photographes peut, grâce à instagr.am, faire illusion.

Mais instagr.am, c’est  aussi une occasion supplémentaire de faire du consommateur un évangélisateur. Des photos « émotionnelles » d’un événement, un partage d’une vraie expérience de marque,  avec une instantanéité sans pareil.

Ainsi, des associations ou salles d’expo-concert ont déjà profité de cette tendance pour développer leur visibilité. On pensera notamment à la Gaîté Lyrique, qui incite ses visiteurs à répertorier leurs photos sous des hastags (#) spécifiques.

Avec Topshop, la campagne de marque à même supplanté le simple relais événementiel.

Le dispositif ? Un couplage d’instagr.am avec Facebook pour un concours photos permettant de gagner… jusqu’à 1000 dollars, et des relais print..

Alors préparez vous…la petite bombe  qui va une fois de plus bouleverser les usages débarque pour de bon !

 

L’appli Iphone « The Situationist » : pour pimenter son quotidien

Le quotidien et son emprise. Un mal sociétal que chacun tente de rompre…

Pour y répondre, « The situationist » : une appli démentielle, permettant de provoquer des « accidents », chaque jour, pour défier la routine.



A l’origine, cette appli est un dérivé des célèbres agendas transgressifs  « This diary will change your life », créés par deux publicitaires qui proposaient dans ledit éphéméride de petits défis tel : « Aujourd’hui, ajoutez la particule « De » à votre nom pour voir si les gens vous traitent différemment »

Un principe simple : on s’ inscrit. On upload sa photo. On accepte d’activer les données

de géolocalisation. C’est parti.

Dès que l’on se situe à moins de cinq minutes à pied d’une personne ayant elle même l’appli, un défi de son choix nous est lancé : « donnez-lui vote vision de la guerre, dîtes lui qu’il est beau, demandez-lui un autographe ..etc. »

En pratique, ça donne ça.
12h30. A l’agence. Mon téléphone vibre. Je regarde. « The situationist » me lance un défi et…Oh surprise..Il s’agit DU BEAU GOSSE de l’agence d’à côté, soigneusement repéré depuis plus d’un an.

Me voilà partie en flèche, mon Moleskine à la main, courir dans la rue  pour lui       « demander un autographe » (petit rappel de l’heure, midi trente soit l’heure de la pause déjeuner).  Manque de chance..nous travaillons tellement près, qu’en réalité il n’était pas devant en train de fumer sa cigarette mais à l’intérieur… Non je ne vais quand même pas rentrer..faut pas pousser. Ca sera pour une autre fois, au moins il sait qui je suis maintenant. (pour info, il ne m’intéresse pas en fait.)

Deuxième essai.
Le soir, à l’aperitweet. Ca vibre. « Hug me or five seconds ». Je regarde la photo, retrouve la personne…réalise mon défi..oui. Sauf qu’il n’avait pas vu que son appli s’était mise en route. Je suis un peu passée pour une folle mais après quelques instants, il a tilté et nous avons bien ri.

Deux mises en situations, deux tentatives un peu ratées. Mais je persévère : cette appli est vraiment vraiment cool (je regrette juste ne pas avoir pu envoyer un petit message privé au BG d’à côté lorsque, saoulée par le troisième  défi lancé en moins d’une heure, j’ai écrit « done » sans même me déplacer : il faudrait rajouter cette fonctionnalité)

Pour la télécharger : c’est ici

2#L’appli (utile) du lundi : « Stop Pervenche »

Voici une application Iphone qui attristerait Danièle Evenou, notre « Marie Pervenche » nationale : Stop Pervenche

En garant votre véhicule, indiquez simplement sa position via la géolocalisation.      Ca y ‘est, votre voiture est sous surveillance. Dès qu’une contractuelle s’approchera, vous recevrez une alerte push !

Une application qui sera d’autant plus fiable qu’elle sera utilisée : en effet, comme coyote, elle fonctionne sur un principe de solidarité : lorsqu’à votre tour vous apercevez au loin une pervenche… laissez vos indications sur sa position afin d’ aider les membres de ce réseau communautaire à éviter les contraventions …

 

7 raisons d’aller voir l’expo General Idea

Pas facile pour le Musée d’Art Moderne de Paris d’organiser la succession de l’exposition Basquiat. Voilà qui est fait, avec l’expo General Idea, plus que réussie.

Sans plus attendre, voici les 7 points clés qui devraient vous faire courrir au musée :

01# Un collectif canadien (et en France, on aime le Canada) Fondé en 1969, General Idea était composé de AA. Bronson, Felix Partz et de Jorge Zontal. Tous trois, refusant la signature nominative de l’oeuvre, travailleront et vivront ensemble jusqu’en 1994, date à laquelle mourront F. Partz et J. Zontal du Sida (voilà pour la mini-biographie)

02# Des oeuvres aussi conceptuelles que le nom du collectif Des artistes qui traitent des grands maux de leur époque avec un oeil décalé qui leur est propre. De nombreuses thématiques sont abordées sous un angle décapant qui vous laisseratantôt bouche bée, tantôt amusé (et s’amuser dans un musée, c’est comme « le reste » de Mastercard, ça n’a pas de prix)

03# Des supports divers et variés Chacun d’entre nous est plus ou moins sensible aux différentes expressions artistiques. En environ 25 ans d’existence, General Idea s’est attelé avec brio à tous types de supports : photographies, scénographies, magazines, émissions tv, affichage..il y en aura pour tous les goûts

04# Du glamour, de la gloire, de la beauté… Pour le General Idea, le glamour est un concept amenant la reconnaissance et la gloire des artistes. Thème ou moyen de parvenir à leur ambition suprême ( être reconnus, riches et célèbres) le glamour est présent dans la globalité de l’oeuvre du collectif via des talons aiguilles, l’élection de la Miss General Idea ou encore les différents portraits de la collection … Un glamour osé, parfois à la limite du trash, qui saura vous interpeller

05#…& du sexe (j ‘ai hésité avant d’amener ce point mais il est bien connu que cela fait vendre donc..) ; un angle d’attaque de la problématique pour le moins troublante ici encore. S’interrogeant notamment sur la forme triangulaire évocatrice (ça, c’est la brochure qui me l’ a appris), General Idea a ainsi choisi de réinventer le Kamasutra en remplaçant les hommes par des caniches,souvent en trio, le tout dans des tons fluos.

-Mondo Cane Kama Sutra, 1984-

06# Des coquillettes et des cigarettes. Sous cette tournure humoristique se cache l’une des oeuvres les plus marquantes de l’exposition : la reproduction du logo Marlboro sur un tableau..recouvert de coquillettes. Par ce biais, et à l’instar de l’oeuvre Nazi Milk ci- dessous, General Idea exprime l’une de leur interrogation clé, celle du consumérisme de masse et de ses conséquences sociétales

-Nazi Milk, 1979-

..Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici ma dernière carte :

07# L’oeuvre de Inci Eviner, dans la salle 18 Une artiste turque qui, par le biais de vidéo-projections, s’interroge sur la question de la démocratie. Une mise en scène surprenante, dans laquelle des centaines de corps miniaturisés s’agitent, avec un souci du détail magistral, le tout accompagné d’une bande son alternative simplement magique (et dont je désespère de retrouver le nom…..)

ps : pour les détails pratiques, c’est ici